Transport national : express, palettes, affrètement

Transport national : express, palettes, affrètement… comment choisir la bonne solution ?

Vous devez expédier une marchandise en France et vous hésitez entre une course dédiée, un envoi palettisé ou un affrètement ? Dans le transport national, le bon choix se joue sur 5 critères : délai, volume, accès, sécurité et budget. Voici une méthode simple, avec des exemples “terrain”.

Les 3 solutions les plus utilisées en transport national

1) La course dédiée (transport express J0/J1)

C’est la solution “sans compromis” : un véhicule est mobilisé pour votre envoi, du point A au point B. Idéal pour une pièce urgente, un colis à livrer avant un horaire fixe, ou une livraison sensible. On la retrouve souvent pour :

  • pièces de maintenance (arrêt de production, dépannage),
  • livraisons à créneau strict (matin, soir, week-end),
  • marchandises fragiles ou à haute valeur.

2) La messagerie / palettisé (1 à quelques palettes)

Solution intéressante quand vous expédiez des palettes standard et que le délai peut être un peu plus “souple”. Elle est fréquente pour le réassort de magasins (bricolage, décoration, électroménager), ou le B2B régulier.

3) L’affrètement (demi-lot / lot complet)

Quand le volume devient important (plusieurs palettes, demi-camion ou camion complet), l’affrètement devient souvent plus cohérent : moins de ruptures de charge, organisation plus directe, meilleure maîtrise du risque casse.

La méthode simple : 5 critères pour choisir (sans vous tromper)

  • Délai : si vous avez une heure limite (avant 10h / avant 13h / montage événementiel), privilégiez la course dédiée.
  • Volume & poids : 1 colis = express possible ; plusieurs palettes = palettisé ou affrètement.
  • Fragilité : fragile + valeur = limiter les ruptures (dédié ou affrètement).
  • Accès : centre-ville, zone travaux, rue étroite, étage sans ascenseur… ça change tout.
  • Budget : le groupage/palettisé réduit le coût, mais augmente les contraintes de délai.

Exemples “France réelle” : urbain, hubs logistiques, événementiel

Cas 1 : frais / agro en Île-de-France

Sur des flux alimentaires, l’organisation et la ponctualité sont souvent critiques. Un exemple connu : le Marché International de Rungis, référence majeure sur les produits frais. Dans ce type d’écosystème, on privilégie des enlèvements très cadrés, avec documents et créneaux maîtrisés.

Cas 2 : distribution et logistique urbaine

Autour de Paris, des zones logistiques comme Garonor (Aulnay-sous-Bois) illustrent bien les enjeux : horaires, flux tendus, quais, et livraisons “dernier kilomètre”.

Cas 3 : transport multimodal et grands flux

Dans les Hauts-de-France, la plateforme Delta 3 (Dourges) est un exemple de hub multimodal (rail/route/voie d’eau). À ce niveau, les stratégies “palette/lot” et l’optimisation des flux prennent tout leur sens.

Cas 4 : le prisme événementiel (zéro retard)

Pour les salons et congrès, le transport se joue sur le timing : montage, accès exposants, contrôle, parfois manutention. Paris Expo Porte de Versailles, exploité par Viparis, illustre parfaitement ces contraintes de créneaux et d’accès.

Check-list avant enlèvement (pour éviter 80% des problèmes)

  • Dimensions + poids + photos si fragile
  • Adresse complète + contact sur place
  • Étage / ascenseur / distance portage
  • Stationnement : facile, rue étroite, zone travaux
  • Créneau souhaité + impératif “heure limite”
  • Emballage : carton double cannelure, calage, filmage palette

Conclusion : en transport national, la meilleure solution n’est pas “la moins chère” ou “la plus rapide” : c’est celle qui colle à votre délai réel, à vos contraintes d’accès et au niveau de risque acceptable. Si vous le souhaitez, vous pouvez publier cet article tel quel puis décliner des articles dédiés par cas d’usage (express, palettes, événementiel, encombrants).